Le processus de création


De l’image initiale au tableau final en relief, les étapes sont nombreuses. Tout commence par le choix d’une image, sur laquelle se construit la structure géométrique dont le découpage et la mise en relief conduisent au tableau.

L’image de départ est une photo de Sylvie Guilhem dans le « Lac des cygnes ». Cette image a été choisie parce que s’y manifeste l’angle de 111 degrés, visible sur le document 2 : cet angle est en effet remarquable, puisqu’il est le triple de 37 degrés, clé géométrique de tous les tableaux.

Ensuite, progressivement, a été construit le dessin complet du document 3. Comme toujours, ce dessin, rigoureusement et exclusivement construit avec tous les angles de 37 degrés repérés sur l’image de départ, obéit à une sorte de « hasard géométrique objectif », en référence à André Breton, qui se manifeste de deux façons.

Concrètement, d’abord, par des alignements de points et des convergences de droites qui construisent la structure et font apparaître, par exemple, la grande figure, ouverte vers le haut, qui encadre la danseuse. La méthode suivie, pourtant, ne devrait conduire qu’à un chaos de droites, sans cohérence interne, et non pas à un tracé géométriquement interprétable. Un deuxième exemple de cette étonnante cohérence est donné par les trois segments bleus, qui relient des points déjà existants dans le maillage, et qui convergent en un seul point, d’où ils rayonnent pratiquement avec le même écart de 60 degrés, créant ainsi comme un invisible hexagone régulier.

Symboliquement ensuite, si l’on accepte de remarquer que le point de convergence de ces trois segments bleus tombe sur l’emplacement du cœur du « cygne », dont on sait qu’il est mort d’amour pour son prince charmant, qui l’a involontairement trahi, abusé par le méchant cygne noir. Ce symbolisme du cœur est encore renforcé par la partition hexagonale de l’espace, qui renvoie au nombre 6, lame de l’amoureux dans les tarots…

Que l’on comprenne bien, il s’agit ici de « montrer », et non de « démontrer ». Ce qui veut dire que, pas plus qu’André Breton d’ailleurs, je ne propose nullement que l’on voie, dans ces occurrences, la manifestation d’un principe organisateur invisible, ce que d’aucuns pourront imaginer à leur guise, bien sûr. L’étonnement, et souvent l’émerveillement, me suffisent. La finalité est artistique, ce que la mise en relief de ces tracés permet d’affirmer pleinement, comme l’illustrent les six documents qui suivent.

Un scenario a permis de délimiter les fragments du dessin, du plus profond au plus élevé, qui se superposent de façon à ajouter une troisième dimension à l’œuvre, dans la logique de son volume.


Ces quatre images montrent quatre étapes de la mise en relief.

Ainsi la géométrie prend-elle vie, et s’éloigne d’une abstraction complexe forcément difficile à déchiffrer.





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  • Claude Genzling